Auteurs

Repacholi MH, Basten A, et al.

Les auteurs ont utilisé des souris sujettes à développer des lymphomes et les ont exposées à des rayonnements RF typiques des systèmes de téléphonie mobile. Les souris ont été exposées au nombre de 101 pendant deux périodes de 30 minutes pendant 18 mois à une fréquence de 900 MHz avec une fréquence de répétition des impulsions de 217 Hz et une durée d'impulsion de 0,6ms. Les auteurs ont rapporté des DAS se situant entre 0,007 et 4,3 W/kg. Le groupe témoin comptait 101 souris. Ils ont découvert que le nombre de sujets ayant développé une tumeur était presque deux fois plus élevé que dans le groupe témoin. (43 vs 22). Le risque de développer une tumeur était 2,4 fois plus élevé dans le groupe exposé.

Il est difficile de transférer ces résultats obtenus avec des souris sujettes aux lymphomes aux humains ou même à des souris non-transgéniques. L'exposition des souris à des champs RF était très différente de celle vécue par les usagers des téléphones cellulaires. Un des principaux problèmes de cette étude réside dans le fait que le champ n'était pas uniforme dans la chambre d'exposition. L'énergie RF absorbée par les souris pendant l'exposition différait beaucoup d'un sujet à l'autre. L'étude n'a pas encore été reproduite. Les auteurs interprètent les résultats avec prudence et affirme :

" Même si l'incidence des lymphomes mesurée est statistiquement significative et que les conditions d'exposition étaient destinées à reproduire les champs générés par un téléphone mobile numérique, les implications de l'étude quant aux risques de carcinogénèse chez l'humain demeurent incertaines.


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