Auteurs

Mashevich M, Folkman D, Kesar A, Barbul A, et al. (2003).

Les auteurs ont tenté de déterminer si l'exposition RF produisait des signes d'aneuploïdie (un type de changement du complément chromosomique).

Les auteurs ont exposé des cellules sanguines à un rayonnement à ondes continues de 830 MHz pendant 72 heures. Des échantillons ont également été exposés de façon fictive. L'exposition n'était pas homogène et par conséquent, le DAS moyen se situait entre 1,8 et 8,8 W/kg. Afin de comparer l'aneuploïdie à différents niveaux d'exposition, les échantillons ont été séparés en quatre groupes selon le DAS moyen d'exposition : 1,6-2,3 W/kg (n = 4); 2,6-3,5 W/kg (n = 5); 4,0-4,8 W/kg (n = 7); et 7,8-8,8 W/kg (n = 5). Aucune augmentation significative de l'aneuploïdie n'a été observée au premier niveau mais, une augmentation significative a été observée dans les trois autres niveaux en comparaison des échantillons exposés de façon fictive. Le chromosome 17 a été utilisé pour mesurer l'aneuploïdie.

Les auteurs ont également exposé des échantillons à différentes températures variant entre 34,5 et 41 °C pendant 72 heures. Aucune différence dans l'aneuploïdie n'a été observée entre 34,5 et 38,5 °C, mais une élévation de la température à 40 °C entraînait une augmentation de l'aneuploïdie. Les auteurs concluent que les changements observés dans les expériences de rayonnements n'étaient pas susceptibles d'avoir des effets thermiques puisque la température ne dépassait pas 38 °C.

Les DAS de cette étude étaient plutôt élevés, même si les auteurs affirment qu'ils étaient plus bas que la limite d'exposition du CIPRNI de 10 W/kg pour le cou et la tête.

Mashevich et al. ont émis l'hypothèse que les changements chromosomiques pourraient être reliés à un trouble des fonctions des protéines qui régularise la ségrégation des chromosomes et la réplication de l'ADN. Ils affirment que l'aneuploïdie est un phénomène connu pour être associé à une phase pré-cancéreuse, ce qui suggèrent que l'exposition à des rayonnements RF avec un DAS de 2,9 W/kg ou supérieur, représente un risque de cancer.

Note: Dans l'édition décembre 2003 de Bioelectromagnetics, on retrouve un commentaire sur cette étude. Chou et Swicord doutent que les changements observés soient dus à des effets non-thermiques des rayonnements. On peut lire la réplique des auteurs.


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