Auteurs
Lai H, Horita A, Guy AW (1994)

Dans une étude précédente, les auteurs rapportaient que des rats exposés 45 minutes à des micro-ondes par impulsions de 2450 MHz montraient un déficit dans l'apprentissage de la résolution d'un labyrinthe en étoile. Cette tâche impliquait les fonctions de la mémoire spatiale. L'objectif de la présente recherche était de déterminer le mécanisme cérébral impliquer dans le déficit de la mémoire spatial observé pendant la première recherche.

Des rats mâles ont été exposés pendant 45 minutes à des micro-ondes par impulsions de 2450 MHz avec une densité de puissance moyenne de mW/cm² (DAS moyen pour le corps 0,6 W/kg). Les rats témoins ont été exposés de façon fictive. À la fin des périodes d'exposition, les rats étaient placés dans le centre d'un labyrinthe en étoile à 12 bras et pouvaient explorer le labyrinthe et obtenir des appâts de nourriture placés dans des puits. Les animaux étaient observés dans une pièce adjacente, à l'aide d'un circuit télévisuel clos et était en plus filmés. Avant l'exposition à chacune des 10 sessions, les rats recevaient une des injections péritonéales suivantes : salin, physostigmine, naltrexone, ou naloxone.

Les rats exposés apprenaient beaucoup plus lentement que ceux non exposés. Le prétraitement à la physostigmine ou au naltrexone renversaient le déficit, mais pas la naloxone. Les auteurs pensent que le déficit de la mémoire spatiale serait du à l'activation des centres opioïdes qui, en retour, diminuent l'activité cholinergique de l'hippocampe et du cortex frontal. La physostigmine stimule les fonctions cholinergiques et la naltrexone bloque l'action des opioïdes. La nalixone affecte seulement les opioïdes périphériques et par conséquent n'a aucun effet sur le déficit de la mémoire spatiale observé.

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