novembre 2000

Des champs de 900 MHz n'ont aucun effet génotoxique.

Une étude réalisée en Suisse n'a permis de constater aucun effet génotoxique des champs RF sur les cellules de la levure Saccharomyces cerevisiae. Les chercheurs ont utilisé des champs de 900 MHz, qui s'apparentent de près à ceux émis par le Global System for Mobile Communication (GSM). Les valeurs du débit d'absorption spécifique (DAS) étaient de 0,13 et de 1,3 W/kg. Plusieurs tests différents ont été réalisés, et aucun n'a laissé constater d'augmentation du taux de mutation ou de l'instabilité génomique.

Référence : Gos, P., B. Eicher, J. Kohli et W.-D. Heyer. " No mutagenic or recombinogenic effects of mobile phone fields at 900 MHz detected in the yeast Saccharomyces cerevisiae ", Bioelectromagnetics, 2000, vol. 21, p. 515-523.


Les micro-ondes sans effet sur les yeux des singes

Une étude récente a porté sur les effets de micro-ondes à puissance de crête de 1,25 GHz sur des singes rhésus. Les animaux ont été exposés pendant trois semaines, à raison de quatre heures par jour et de trois jours par semaine. Les chercheurs ont examiné la rétine des singes à l'aide de photographies, d'études de coloration des vaisseaux sanguins, de mesures des changements électriques survenus dans la rétine et d'examens microscopiques des tissus oculaires. Les expériences ont porté sur diverses puissances de micro-ondes. Les chercheurs ont indiqué qu'il est peu vraisemblable qu'une exposition à 4 W/kg puisse endommager la rétine. Les changements fonctionnels qui surviennent à des valeurs plus élevées du DAS sont en outre probablement réversibles.

Référence : Lu, S.-T., S.P. Mathur, B. Stuck, H. Zwick et al. " Effects of high peak power microwaves on the retina of the Rhesus monkey ", Bioelectromagnetics, 2000, vol. 21, p. 439-454.


Une étude scandinave examine les symptômes liés à l'utilisation du téléphone cellulaire

Oftedal et ses collaborateurs ont publié un article portant sur une étude réalisée en 1995 sur des utilisateurs de téléphones cellulaires de Norvège et de Suède. Parmi les personnes qui ont rempli un questionnaire portant sur les symptômes liés à l'utilisation du téléphone cellulaire, 31 % des Norvégiens et 13 % des Suédois ont indiqué avoir souffert d'au moins un symptôme. Les auteurs ont cependant souligné qu'il n'existait pas nécessairement de rapport de causalité entre l'utilisation du téléphone cellulaire et les symptômes relevés.

Pour en savoir plus, voir " Santé - Épidémiologie ".

Référence : Oftedal, G., J. Wilen, M. Sandstrom et K.H. Mild. " Symptoms experienced in connection with mobile phone use ", Occup. Med., 2000, vol. 50, p. 237-245.


Une autre étude suisse sur les CEM et leurs effets sur l'EEG

Dans " Quoi de neuf? " de février 2000, nous avons mentionné qu'une étude réalisée à l'université de Zurich laissait constater qu'une exposition à un CEM pendant le sommeil avait un effet sur la latence du sommeil ainsi que sur l'EEG (voir également " Santé - Fonctions cérébrales ", Borbely et al.). Les mêmes chercheurs indiquent aujourd'hui que l'exposition à un CEM avant le sommeil influe sur l'EEG enregistré pendant la période de sommeil subséquente. Un commentaire publié dans le même numéro de NeuroReport souligne que les mécanismes responsables de ces changements restent obscurs, et que rien ne permet de conclure à l'existence d'effets à long terme d'une exposition à un CEM sur les fonctions cérébrales humaines.

Pour en savoir plus, voir " Santé - Fonctions cérébrales ".

Référence : Huber, R., T. Graf, K.A. Cote, L. Wittman et al. " Exposure to pulsed high-frequency electromagnetic field during waking affects human sleep EEG ", NeuroReport, 2000, vol 11, p. 3321-3325.

Petrides, M. " Exposure to electromagnetic fields by using cellular telephones and its influence on the brain ", NeuroReport, 2000, vol. 11, p. 3321-3325.


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