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mai 2010

Les études épidémiologiques sur l’exposition aux RF devraient tenir compte de l’utilisation des téléphones sans fil

Cette analyse, réalisée dans le cadre de l’étude MoRPhEUS menée en Australie, avait pour but d’évaluer l’accès aux téléphones sans fil et l’utilisation de ces appareils. Les participants – 317 élèves de 7e année de Melbourne – ont répondu à un questionnaire sur l’exposition aux téléphones. Les résultats indiquent que 87 % des répondants avaient accès à un téléphone sans fil à la maison et que 77 % possédaient un cellulaire. En ce qui a trait à l’usage du téléphone, les auteurs ont observé une association positive statistiquement significative entre l’utilisation des téléphones sans fil et des cellulaires. Selon les auteurs, leurs résultats montrent que l’utilisation des téléphones sans fil augmente l’exposition aux champs de radiofréquences (RF); ils estiment donc que les futures recherches devraient tenir compte de l’utilisation de ces appareils pour caractériser pleinement l’exposition aux RF.

Redmayne, M., I. Inyang, C. Dimitriadis, G. Benke et M.J. Abramson. (2010). « Cordless telephone use: implications for mobile phone research », J Environ Monit, 12(4) : 809-12

Pour plus de renseignements, voir « Recherche – Évaluation d’exposition »
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Des mesures de contrôle de la qualité améliorent la confiance à l’égard des mesures sur le terrain obtenues avec les dosimètres


Cette étude visait à évaluer l’utilité d’une technique de contrôle de la qualité pour vérifier le rendement des dosimètres utilisés pour mesurer l’exposition aux champs de radiofréquences, en incluant dans le plan de l’étude la fiabilité des valeurs enregistrées sur le terrain par les dosimètres. Les résultats montrent que 19 des 20 dosimètres évalués ont été très stables et que leurs données ont pu être reproduites. Un seul dosimètre a mal fonctionné et ces données ont été exclues de l’analyse. Les auteurs concluent qu’une stratégie de contrôle continu de la qualité peut améliorer la confiance à l’égard des mesures obtenues sur le terrain dans le cadre des études épidémiologiques.

Bornkessel, C., M. Blettner, J. Breckenkamp et G. Berg-Beckhoff. « Quality control for exposure assessment in epidemiological studies », Radiat Prot Dosimetry, 21 mars 2010 (avant impression).

Pour plus de renseignements, voir « Recherche – Évaluation d’exposition »
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Établissement d’un lien entre l’exposition régulière au téléphone cellulaire et les traits de personnalité chez des adolescents australiens


Les auteurs de l’étude ont examiné les prédicteurs possibles de l’utilisation du téléphone cellulaire par les adolescents australiens – un groupe au sein duquel l’usage des appareils sans fil est de plus en plus répandu. L’exposition due à l’utilisation du téléphone cellulaire a été déterminée à l’aide d’un questionnaire à remplir soi-même, basé sur le questionnaire de l’étude INTERPHONE. Les auteurs ont évalué les déterminants de l’utilisation du cellulaire à partir des données autodéclarées sur les appels entrants et sortants, et ces valeurs ont servi de données substitutives de l’exposition réelle. Les résultats indiquent une forte prévalence de l’utilisation du téléphone cellulaire (94 %) chez les adolescents australiens. Un lien a aussi été observé entre certains traits de personnalité et l’usage régulier du cellulaire : ainsi, l’usage plus fréquent du cellulaire a notamment été associé à un score de psychoticisme plus élevé ainsi qu’à une tendance des adolescents à obtenir un score d’extraversion plus élevé. Un lien a également été établi entre le statut socio-économique (SSE) des parents et l’utilisation du téléphone cellulaire par les adolescents. Les chercheurs australiens concluent que l’exposition régulière au téléphone cellulaire est associée à certains traits de personnalité, au SSE des parents et à des risques perçus pour la santé.

Inyang, I., G. Benke, C. Dimitriadis, P. Simpson, R. McKenzie et M. Abramson. « Predictors of mobile telephone use and exposure analysis in Australian adolescents », J Paediatr Child Health, 10 mars 2010 (avant impression).

Pour plus de renseignements, voir « Recherche – Évaluation d’exposition »
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Variations de la distance entre la tête et le téléphone cellulaire en fonction de l’âge et effets de cette variation sur le DAS spatial maximal


Le but de cette étude était d’examiner les variations dans la distance entre l’extrémité du téléphone cellulaire et certains tissus de la tête (désignés pavillon de l’oreille). L’âge des sujets exposés (adultes ou enfants de 6 à 8 ans) a été pris en considération, de même que l’influence de la force mécanique exercée sur le pavillon de l’oreille et l’incidence de cette force sur le débit d’absorption spécifique (DAS) spatial maximal. Les résultats n’ont révélé aucune différence dans la distance moyenne du pavillon de l’oreille entre les adultes et les enfants. L’analyse numérique de l’exposition a toutefois déterminé que la réduction de la distance due à la compression du pavillon de l’oreille peut augmenter le DAS maximal sur 10 g d’environ 2 dB chez les adultes et les enfants, si l’exposition maximale est associée à l’extrémité du téléphone cellulaire.

Christ, A., M.C. Gosselin, S. Kühn et N. Kuster.« Impact of pinna compression on the RF absorption in the heads of adult and juvenile cell phone users », Bioelectromagnetics, 30 mars 2010 (avant impression).

Pour plus de renseignements, voir « Recherche – Évaluation d’exposition »
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Méthode de modélisation permettant de déterminer le paramètre
[DAS maximal ou S(inc)] à utiliser pour mesurer l’exposition aux RF dans la gamme de 1 à 10 GHz

Cette étude avait pour but de déterminer la fréquence de transfert appropriée à laquelle la puissance surfacique incidente [S(inc)] peut être utilisée au lieu du débit d’absorption spécifique (DAS) maximal moyen sur 10 g, pour déterminer la valeur de restriction de base permettant de protéger les humains contre les effets thermiques des champs de radiofréquences (RF) dans la gamme de 1 à 10 GHz. Des modèles de tête hétérogènes d’un adulte et d’un enfant de 12 ans ont été analysés dans de nombreuses conditions d’exposition et à diverses fréquences (1, 3, 6, 8 et 10 GHz). Selon les résultats de la modélisation, la valeur maximale de delta T a été mieux corrélée au DAS maximal 10 g qu’à S(inc) aux fréquences de 1 et 3 GHz, alors qu’une meilleure corrélation avec S(inc) a été observée à 6, 8 et 10 GHz. Sur la base de ces résultats, les auteurs recommandent que 6 GHz soit choisi comme fréquence de démarcation pour choisir entre le DAS maximal et S(inc).

McIntosh, R.L. et V. Anderson. « SAR versus S(inc): What is the appropriate RF exposure metric in the range 1-10 GHz? Part II: Using complex human body models », Bioelectromagnetics, 30 mars 2010 (avant impression).

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Betts, K.S. (2009). « Electromagnetic fields: Conference, hearing call up cell phone use », Environ Health Perspect, 117(11): A486.
Pour plus de renseignements, voir « Recherche – Épidémiologique – Études examinant expressément l’usage du téléphone cellulaire »
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Villeneuve, P.J. et A.B. Miller. « Comments on Kheifets et al. "extremely low frequency electric fields and cancer: Assessing the evidence" », Bioelectromagnetics, 30 mars 2010 (avant impression).
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