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Mai 2009

Absence de lien concluant entre l’usage du téléphone cellulaire et la leucémie chez l’adulte en Thaïlande

Cette étude cas-témoin a été réalisée à Bangkok, en Thaïlande, dans le but d’évaluer l’effet possible de l’usage du téléphone cellulaire et d’autres facteurs sur l’étiologie de la leucémie chez les adultes. Même si les auteurs n’ont pu établir de lien concluant avec l’usage du téléphone cellulaire, il convient de souligner que leur étude a porté sur une durée d’utilisation relativement courte (durée médiane de 24 à 26 mois). De plus, certaines données semblent indiquer un risque accru associé à certaines pratiques et à l’utilisation du service GSM. Les auteurs ont également observé un lien entre la leucémie et un certain nombre d’autres facteurs, notamment l’exposition au benzène, à des solvants et à des pesticides d’usage professionnel, ainsi que le fait de travailler à proximité ou en présence de lignes électriques. Ils concluent cependant que l’association avec l’usage du téléphone cellulaire demeure pour l’instant incertaine.

Kaufman, D.W., T.E. Anderson et S. Issaragrisil. « Risk factors for leukemia in Thailand », Ann Hematol, 18 mars 2009 (avant impression)

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire »
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Une méta-analyse d’études épidémiologiques semble associer l’usage du téléphone cellulaire à long terme au risque de tumeurs cérébrales ipsilatérales

Ces auteurs ont fait une méta-analyse des études épidémiologiques pertinentes publiées dans des revues avec comité de lecture, afin de déterminer si les données semblent établir un lien entre l’usage du téléphone cellulaire à long terme (10 ans et plus) et le risque de tumeurs cérébrales. Selon les résultats de cette méta-analyse qui a porté sur 11 études épidémiologiques à long terme, l’usage du téléphone cellulaire pendant 10 ans et plus augmente de près du double le risque de tumeurs cérébrales du côté d’utilisation du téléphone (tumeurs ipsilatérales). Les auteurs concluent que les données épidémiologiques sont suffisantes pour évoquer un lien entre l’usage du téléphone cellulaire à long terme et la formation de tumeurs cérébrales ipsilatérales.

Khurana, V.G., C. Teo, M. Kundi, L. Hardell et M. Carlberg. « Cell phones and brain tumors: a review including the long-term epidemiologic data », Surg Neurol, 26 mars 2009 (avant impression)

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire »
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Des mécanismes similaires mis en cause dans la pathophysiologie de l’acouphène et de l’hypersensibilité électromagnétique

L’acouphène, c’est-à-dire la perception de bruit en l’absence de son extérieur, est un état pathologique répandu et difficile à traiter, dont on comprend mal la pathophysiologie. L’expression « sensibilité électromagnétique » subjective s’applique aux personnes qui manifestent divers symptômes subjectifs qu’elles attribuent à l’exposition à un champ électromagnétique (CEM). Les auteurs de cette étude ont évalué la relation entre l’exposition à un CEM, l’hypersensibilité électromagnétique et l’acouphène, au moyen d’une étude cas-témoin. Bien que la fréquence de l’acouphène ait été plus élevée dans le groupe électro-hypersensible, aucune différence par rapport au groupe témoin n’a été observée en ce qui a trait à la durée et à la gravité de l’acouphène. De plus, aucun lien n’a été établi entre l’acouphène et les mesures de l’exposition individuelle aux CEM. Les auteurs ont conclu que l’acouphène est associé à l’hypersensibilité électromagnétique subjective mais non à l’exposition aux CEM et que des mécanismes similaires pourraient être en cause dans la pathogénie de ces deux états. Les stratégies thérapeutiques efficaces pour le traitement de l’hypersensibilité électromagnétique pourraient donc aussi s’appliquer au traitement de l’acouphène.

Landgrebe, M., U. Frick, S. Hauser, G. Hajak et B. Langguth (2009). « Association of tinnitus and electromagnetic hypersensitivity: hints for a shared pathophysiology? », PLoS ONE, 4(3): e5026.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire » et « Recherches – Clinique – Général »
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Les téléphones sans fil et la barrière sang-liquide céphalorachidien

Le dysfonctionnement de la barrière hémato-encéphalique associé à l’exposition au champ électromagnétique des radiofréquences a été largement étudié, mais les liens avec la barrière entre le sang et le liquide céphalorachidien (LCR) l’ont été beaucoup moins. La transthyrétine (TTR) est une importante protéine du liquide céphalorachidien, qui pourrait peut-être servir de marqueur du dysfonctionnement de la barrière entre le sang et le LCR. La présente étude visait à déterminer si l’usage des téléphones cellulaires et sans fil est associé à des variations des concentrations sériques de TTR, afin d’utiliser ces concentrations comme marqueur des variations de la concentration en TTR du liquide céphalorachidien. Mille sujets (500  hommes et 500 femmes) âgés de 18 à 65 ans ont été choisis au hasard dans un registre de la population et ont été invités à participer à l’étude; 314 ont accepté d’y participer et ont répondu à un questionnaire postal et fourni des échantillons de sang. Une hausse statistiquement significative des taux de TTR a été associée à la durée d’utilisation du téléphone sans fil, sans égard à l’intensité d’utilisation. En ce qui a trait à l’usage à court terme, les auteurs ont constaté que, plus le sang était prélevé tôt après l’usage du téléphone, plus les concentrations sériques de TTR chez les participants de sexe féminin étaient élevées.

Soderqvist, F
., M. Carlberg et L. Hardell. « Mobile and cordless telephones, serum transthyretin and the blood-cerebrospinal fluid barrier: a cross-sectional study », Environ Health,21 avril 2009 (avant impression) 8(1): 19.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire »

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Caractérisation du DAS à l’intérieur des tumeurs intracrâniennes

L’évaluation de l’exposition aux rayonnements des radiofréquences a toujours été un problème dans les études épidémiologiques examinant le lien entre l’usage du téléphone cellulaire et le cancer. La présente étude avait pour but de proposer une mesure de la dose d’exposition qui tienne compte de la répartition spatiale de l’exposition. Les téléphones mobiles ont été répartis en quatre catégories, en fonction de la distribution du DAS et des spécifications techniques. Les auteurs de l’étude ont constaté que la distribution estimée du DAS à l’intérieur de 275 tumeurs cérébrales variait selon la catégorie de téléphones. En général, les épidémiologistes classent les tumeurs controlatérales comme étant non associées à l’exposition, et les résultats de cette étude corroborent ce classement : dans les tumeurs controlatérales, le DAS maximal correspondait à moins de 2,5 % du DAS maximal dans le cerveau et, dans 75 % des tumeurs ipsilatérales, le DAS maximal représentait moins de 15 % du DAS maximal dans le cerveau et était bien inférieur aux limites de sécurité établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) relativement aux DAS localisés. Les auteurs de cette étude ont créé trois nouveaux indices d’exposition devant servir aux études épidémiologiques.

Varsier, N., K. Wake, M. Taki, S. Watanabe, T. Takebayashi, N. Yamaguchi et Y. Kikuchi (2008). « SAR characterization inside intracranial tumors for case–control epidemiological studies on cellular phones and RF exposure », Annals of Telecommunications, 63(1-2): 65-78.
Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Comparaison entre le DAS induit dans des structures biologiques homogènes et hétérogènes

Les méthodes et les protocoles visant à vérifier le respect des limites internationales d’exposition ont été étudiés et normalisés pour les combinés des téléphones sans fil tenus près de la tête. Or l’usage des appareils mains libres se répand de plus en plus et le téléphone cellulaire est de plus en plus porté sur le corps. Il faut donc de nouvelles méthodes pour vérifier le respect des normes. La présente étude avait pour buts : 1) de vérifier si le liquide équivalent au liquide cérébral – conçu pour tester les combinés tenus près de la tête – pouvait représenter les tissus hétérogènes du tronc et 2) de calculer un facteur de correction à appliquer lorsque l’équivalent du liquide cérébral était utilisé pour représenter les tissus hétérogènes. Le DAS a été évalué dans des structures multicouche d’épaisseurs variables et les résultats ont été comparés à ceux obtenus avec l’équivalent homogène du liquide cérébral. Dans les deux cas, une antenne dipôle de demi-longueur d’onde, placée à différentes distances de ces structures, a été utilisée comme source de fréquences comprises entre 300 MHz et 6 GHz. Les auteurs de l’étude ont démontré que l’épaisseur du tissu adipeux sous-cutané influence le calcul du DAS et que le facteur de correction varie en fonction de la distance entre l’antenne dipôle et la structure multicouche, la composition de cette structure, ainsi que le couplage entre la source et la structure.

Pradier, A., A. Hadjem, D. Lautru, A. Gati, M.F. Wong, V.F. Hanna et J. Wiart (2008). « Evaluation of the SAR induced in a multilayer biological structure and comparison with SAR in homogeneous tissues », Annals of Telecommunications, 63(1-2): 79-86.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Les niveaux de référence donnent une estimation prudente du respect du DAS corps entier, mais non du DAS localisé

Les lignes directrices établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) et l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), pour limiter l’exposition aux champs électromagnétiques, sont fondées sur des restrictions de base définies en termes du débit d’absorption spécifique (DAS). Le DAS ne peut toutefois pas être mesuré directement, et des niveaux de référence de l’exposition sont utilisés pour établir des comparaisons avec les valeurs mesurées des champs incidents (p. ex., la densité de puissance) et pour déterminer si les restrictions de base sont respectées. La présente étude sur la dosimétrie numérique des rayonnements de l’antenne d’une station de base UMTS type avait pour buts d’analyser le lien entre les puissances d’entrée de l’antenne nécessaires pour atteindre le DAS maximal et celles requises pour atteindre la limite de la densité de puissance, et de définir les principaux facteurs qui ont une incidence sur le DAS localisé. Deux méthodes numériques ont été utilisées à cette fin. Les résultats obtenus confirment que les niveaux de référence donnent une estimation prudente du respect du DAS corps entier, sans égard à la position de l’antenne ou à la méthode utilisée pour faire la moyenne des valeurs. Cependant, les résultats indiquent également que la conformité de la densité de puissance moyenne avec les niveaux de référence n’est pas suffisante pour s’assurer que les normes relatives aux DAS localisés sont respectées.

Lacroux, F., E. Conil, A.C. Carrasco, A. Gati, M.F. Wong et J. Wiart (2008). « Specific absorption rate assessment near a base-station antenna (2,140 MHz): some key points », Annals of Telecommunications, 63(1-2): 55-64.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »

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Évaluation de la validité et de la précision de la moyenne spatiale des champs électromagnétiques

L’Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE) et la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) définissent les niveaux de référence des champs électromagnétiques à respecter pour se protéger des effets indésirables des rayonnements électromagnétiques. Pour établir des comparaisons avec ces niveaux de référence, l’IEEE et l’ICNIRP recommandent d’utiliser une valeur moyenne du champ, obtenue en faisant la moyenne spatiale des carrés de l’intensité du champ par rapport à la hauteur du corps. Cependant, lorsqu’une antenne est située près du corps, le champ varie considérablement selon l’endroit où il est mesuré. Le but de cette étude était d’évaluer la validité et la précision de la moyenne spatiale. Pour ce faire, les auteurs ont calculé la moyenne spatiale des champs à plusieurs endroits correspondant à différentes hauteurs sur un modèle du corps humain. Leurs résultats portent à croire qu’il est préférable d’utiliser l’équipement moderne qui prend des centaines, et non des dizaines, de mesures, pour obtenir une valeur moyenne du champ qui soit suffisamment exacte. Le calcul des valeurs du DAS corps entier moyen et du DAS localisé maximal, normalisées en fonction de la moyenne spatiale des champs, montre que les niveaux de référence donnent des estimations prudentes du DAS corps entier, mais non du DAS localisé. Cependant, lorsque la normalisation est basée sur le champ maximal plutôt que sur la moyenne spatiale moins élevée, les niveaux de référence offrent alors une estimation prudente de la restriction de base relatives aux DAS localisés.

Findlay, R.P. et P.J. Dimbylow. « Spatial averaging of fields from half-wave dipole antennas and corresponding SAR calculations in the NORMAN human voxel model between 65 MHz and 2 GHz », Phys Med Biol, 21 avril 2009; 54(8): 2437-47.

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Méthodes pour estimer l’exposition à long terme aux FM, GSM et UMTS, à partir de mesures sur de courtes périodes

Le but de cette étude était d’examiner comment établir un lien entre, d’une part, les mesures prises sur de courtes périodes et, d’autre part, l’exposition maximale et moyenne réelle de la population en général durant de plus longues périodes de temps (par exemple une semaine). Les auteurs proposent des méthodes d’extrapolation à partir de mesures sur de courtes périodes (30 minutes ou moins, plutôt qu’un ou plusieurs jours). Les mesures de l’exposition aux systèmes FM, GSM et UMTS ont été prises durant une semaine, à cinq endroits différents. Un facteur X, défini comme le rapport entre la valeur maximale réelle du champ et la valeur maximale estimée à partir des mesures à court terme, a été calculé. Trois différentes méthodes d’évaluation du facteur X ont été comparées, et une méthode optimale a été proposée pour des mesures in situ. Un facteur R a aussi été défini, celui-ci correspondant au rapport entre les valeurs médianes et maximales des mesures prises sur le terrain pendant de courtes périodes, ce facteur permettant de convertir les valeurs maximales en valeurs médianes, et vice versa. En combinant les facteurs X et R, il est donc possible d’estimer l’exposition maximale et médiane réelle durant de plus longues périodes, à partir de mesures obtenues sur de courtes périodes.

Joseph, W., L. Verloock, E. Tanghe et L. Martens. « In-situ measurement procedures for temporal RF electromagnetic field exposure of the general public », Health Phys, Mai 2009; 96(5): 529-42.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Variations du DAS dans un modèle du crâne humain associées à l’exposition à des ondes planes (500 à  2 500 MHz) et comparaison avec les limites de sécurité

Cet article compare les valeurs du champ électrique externe calculées à partir du DAS maximal moyen sur 10 g de tissus, dans un modèle réaliste du crâne humain, aux niveaux de référence établis par l’Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE) et la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). Le modèle a été exposé à sept fréquences différentes comprises entre 500 MHz et 2 500 MHz. Les résultats obtenus indiquent que la présence de lunettes à tiges métalliques abaisse les niveaux des champs électriques externes au-delà de 900 MHz. Selon les auteurs, leur comparaison des valeurs des champs électriques montre que les limites de sécurité établies par l’IEEE et l’ICNIRP fournissent des estimations prudentes.

Yelkenci, T. et S. Paker (2008). « SAR changes in a human head model for plane wave exposure (500 - 2500 MHz) and a comparison with IEEE 2005 safety limits », J Microw Power Electromagn Energy, 42(2): 64-68.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Les rayonnements radiofréquences ont-ils une incidence sur les fonctions cochléaires?

Cette étude avait pour but de déterminer les effets des rayonnements de radiofréquences (RF) de 1 800 MHz de type GSM sur les fonctions cochléaires de lapins adultes gravides, en examinant les émissions oto-acoustiques évoquées par produit de distorsion (DPOAE). Les rayonnements ont réduit l’amplitude des DPOAE, principalement chez les lapins adultes non gravides. L’exposition prolongée pourrait donc influencer l’amplitude des DPOAE. Les auteurs formulent des recommandations pour prévenir les effets potentiellement néfastes des RF chez les humains.

Budak, G.G., N.B Muluk, G.G. Ozturk, B. Budak, A. Apan, N. Seyhan et C. Sanli (2009). « Effects of GSM-like radiofrequency on distortion product otoacoustic emissions in pregnant adult rabbits », Clin Invest Med, 32(2): E112-6.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Laboratoire – Autres études - Oreille »
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Effets sur les cellules des rayonnements radiofréquences (RF) produits par les téléphones cellulaires

Le but de cette étude était de déterminer les effets des rayonnements RF produits par les téléphones cellulaires sur la prolifération, la structure du cytosquelette et l’indice mitotique des cellules V79m après diverses périodes d’exposition. Bien que l’exposition n’ait pas eu d’incidence sur le nombre de divisions cellulaires, elle pourrait avoir ralenti la cinétique de la division cellulaire, sous l’effet de la perturbation des microtubules immédiatement après l’exposition.

Trosić, I. et I. Pavicić (2009). « Disturbance of cell proliferation in response to mobile phone frequency radiation », Arh Hig Rada Toksikol, 60(1): 109-15.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Laboratoire – Cancer »
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Effets de l’exposition aux champs de radiofréquences (RF) des téléphones cellulaires sur la mémoire spatiale

Les auteurs de cette étude ont évalué les effets de l’exposition aux champs de radiofréquences des téléphones cellulaires sur la mémoire spatiale et ont conclu que cette exposition a des effets sur le développement des réactions acquises chez les rats Wistar.

Narayanan, S.N., R.S. Kumar, B.K. Potu, S. Nayak et M. Mailankot (2009). « Spatial memory performance of Wistar rats exposed to mobile phone », Clinics, 64(3): 231-4.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Laboratoire – Fonctions cérébrales »
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Aucune réaction de stress observée dans le cerveau de fœtus de souris, après l’exposition aux champs de radiofréquences

Cette étude avait pour but de déterminer si l’exposition du cerveau de fœtus de souris durant toute la gestion aux champs RF des téléphones cellulaires produit une réaction de stress détectable par l’induction de protéines de choc thermique. L’utilisation de ces protéines comme marqueur immunohistochimique a révélé que l’exposition durant toute la gestation n’a pas provoqué de réaction de stress dans le cerveau des fœtus de souris exposés à ces champs RF.

Finnie, J.W., G. Chidlow, P.C. Blumbergs, J, Manavis et Z. Cai (2009). « Heat shock protein induction in fetal mouse brain as a measure of stress after whole of gestation exposure to mobile telephony radiofrequency fields », Pathology, 41(3): 276-9.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Laboratoire – Autres études – Réponse au stress thermique »
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Effets des rayonnements des champs de radiofréquences des téléphones cellulaires sur la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique

Les auteurs de cette étude ont examiné les effets des rayonnements RF des téléphones cellulaires GSM sur la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (BHE) de rats et ont observé une augmentation de la perméabilité immédiatement, ainsi que 14 jours, après l’exposition.

Nittby, H., A. Brun, J. Eberhardt, L. Malmgren, B.R. Persson et L.G. Salford, « Increased blood-brain barrier permeability in mammalian brain 7 days after exposure to the radiation from a GSM-900 mobile phone », Pathophysiology, 1er avril 2009 (avant impression).

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Laboratoire – Fonctions cérébrales »
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Absence d’effets génotoxiques chez des souris exposées aux rayonnements des champs de radiofréquences provenant des signaux sans fil

La présente étude avait pour but de déterminer l’incidence de micronoyaux dans les érythrocytes du sang périphérique de souris B6C3F1 exposées de façon chronique aux RF des appareils de communication sans fil. Les données n’ont pas indiqué de génotoxicité induite par les RF chez les souris, après deux années d’exposition.

Ziemann, C., H. Brockmeyer, S.B Reddy, T.J. Prihoda, N. Kuster, T. Tillmann et C. Dasenbrock. « Absence of genotoxic potential of 902 MHz (GSM) and 1747 MHz (DCS) wireless communication signals: In vivo two-year bioassay in B6C3F1 mice », Int J Radiat Biol, avril 2009 (avant impression). 8: 1-11
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Des questionnaires normalisés et l’accès aux données de l’industrie sont essentiels pour accroître la capacité des études épidémiologiques d’évaluer l’association potentielle entre les névromes acoustiques et l’usage du téléphone cellulaire

Les auteurs ont passé en revue les études épidémiologiques actuelles (10 études cas-témoin,étude de cohortes et 1 méta-analyse) examinant l’association entre l’usage du téléphone cellulaire et le névrome acoustique, pour en déceler les limites et formuler des suggestions pour les études futures. Bien que la plupart des études n’aient pas établi de lien entre la manifestation de névromes acoustiques et l’usage du téléphone cellulaire, certaines études incluant des périodes de suivi de dix ans et plus ont établi un tel lien. Parmi les limites de cette analyse, mentionnons la difficulté d’évaluer les autres facteurs de risque potentiels du névrome acoustique et la capacité limitée d’évaluer l’exposition au téléphone cellulaire dans le cadre d’études rétrospectives. L’acquisition de données sur l’usage prospectif du téléphone cellulaire, la consultation rétrospective des relevés de facturation pour confirmer l’exposition et l’intégration de données recueillies de questionnaires détaillés sur d’autres facteurs de risque potentiels du névrome acoustique pourraient accroître sensiblement la capacité des études d’évaluer s’il existe ou non un lien entre l’usage du téléphone cellulaire et le névrome acoustique.

Han, Y.Y., H. Kano, D.L. Davis, A. Niranjan et L.D. Lunsford. « Cell phone use and acoustic neuroma: the need for standardized questionnaires and access to industry data », Surg Neurol, 26 mars 2009 (avant impression)

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire »
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Les recherches ne fournissent pas de données concluantes établissant un lien entre l’usage du téléphone cellulaire et la formation de tumeurs cérébrales et cervicales

La documentation sur les risques possibles pour la santé associés à l’usage du téléphone cellulaire, en particulier le risque de formation de tumeurs cérébrales et cervicales, est hétérogène. Les auteurs de la présente étude ont tenté de regrouper divers rapports présentant les résultats d’études épidémiologiques sur le lien entre les téléphones cellulaires et les technologies reliées à ces appareils et l’apparition de tumeurs cérébrales et cervicales. Les auteurs concluent que, bien que certaines études établissent un lien entre l’usage du téléphone cellulaire et l’apparition de tumeurs, leurs résultats ne sont pas concluants. Les faibles associations signalées entre les tumeurs ipsilatérales et l’usage du téléphone cellulaire pendant plus de dix ans sont particulièrement sujettes à un biais de rappel. Ces associations ne sont donc pour l’instant qu’évocatrices, et une association plus solide ne pourra être établie que lorsque ces liens pourront être reproduits en utilisant des méthodes conçues pour réduire ce biais au minimum.

Croft, R.J., R.J. McKenzie, I. Inyang, G.P. Benke, V. Anderson et M.J. Abramson (2008). « Mobile phones and brain tumours: a review of epidemiological research », Australas Phys Eng Sci Med, 31(4): 255-67.

Pour plus de renseignements, voir « Bibliographie – Articles de synthèse – Épidémiologie »
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Deux séries d’études cas-témoin récentes parviennent à des conclusions différentes

L’auteur a examiné toutes les études cas-témoin publiées jusqu’en mars 2009 sur le risque de tumeurs cérébrales associé à l’usage du téléphone cellulaire, en s’intéressant plus particulièrement à des études plus récentes – les études INTERPHONE et des études suédoises – qui ont porté sur des périodes d’exposition plus longues et qui parviennent à des conclusions différentes. Ainsi, alors que les études INTERPHONE financées par l’industrie (sauf quatre) n’établissent aucun lien entre le risque de tumeurs cérébrales et l’usage du téléphone cellulaire, des études suédoises indépendantes présentent plusieurs résultats qui font état d’une hausse statistiquement significative du risque de tumeurs cérébrales associé à l’usage des téléphones cellulaires et sans fil. L’auteur a analysé les données des études INTERPHONE et formule deux hypothèses possibles pour expliquer ces divergences : soit l’usage du téléphone cellulaire protège des tumeurs cérébrales, soit (conclusion plus plausible) les études Interphone comportent de graves lacunes méthodologiques. De fait, onze lacunes ont été relevées, dont huit pourraient entraîner une sous-estimation du risque. Contrairement aux études INTERPHONE qui semblent peu crédibles selon l’auteur, les études suédoises présentent une cohérence interne, même si elles comportent aussi certaines lacunes méthodologiques. L’auteur conclut que, s’il s’avère que l’usage des téléphones cellulaires et sans fil est véritablement un facteur de risque de tumeurs cérébrales, l’incidence sur la santé publique sera alors énorme. L’application du principe de précaution paraît donc justifiée.

Morgan, L.L. « Estimating the risk of brain tumors from cellphone use: Published case-control studies », Pathophysiology, 6 avril 2009 (avant impression)

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Des précautions s’imposent dans l’usage du téléphone cellulaire

Dans une lettre à la rédaction, les auteurs militent – arguments à l’appui – en faveur de l’adoption d’une démarche fondée sur le principe de précaution pour régir l’usage du téléphone cellulaire. Ils recommandent notamment l’adoption de mesures préventives simples pour limiter l’exposition aux rayonnements produits par ces appareils.

Khurana, V.G., C. Teo et R.G. Bittar. « Health risks of cell phone technology », Surg Neurol, 27 mars 2009 (avant impression)

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La prudence, d’autres recherches et des changements à la réglementation s’imposent


L’auteur partage les opinions de Khurana et al (2009) selon lesquels la prudence s’impose en ce qui a trait à l’usage du téléphone cellulaire et il espère que les recherches et les changements réglementaires nécessaires seront effectués.

Pawl, R. « Commentary », Surg Neurol, 27 mars 2009

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