mai 2002

Aucune association entre le téléphone cellulaire et les tumeurs du nerf auditif

Selon une étude publiée récemment, le risque de neurinome acoustique (une tumeur bénigne rare du nerf auditif) n'est pas relié à la fréquence et à la durée d'utilisation du téléphone cellulaire. Muscat et ses collaborateurs ont réalisé une étude cas-témoin, faisant partie d'une étude plus large sur les tumeurs cérébrales (consulter " Recherche " - " Épidémiologie " et " Quoi de neuf ", janvier 2001). Ils ont interviewé 90 patient souffrant d'un neurinome acoustique et 86 témoins. L'entrevue portait principalement sur les téléphones cellulaires à main et les habitudes de vie. Le risque de tumeur n'a pas augmenté avec l'utilisation du téléphone cellulaire et ne variait pas de façon significative selon la fréquence, la durée et le nombre total d'heure d'utilisation. Chez les patients qui utilisaient le téléphone cellulaire, la tumeur apparaissait plus fréquemment du côté opposé à celui où ils utilisaient le téléphone cellulaire.

Les auteurs recommandent que des études plus poussées soient conduites sur les usagers à long terme. Pour plus de détails, consulter la section " Recherche " - " Épidémiologie " .

Référence: Muscat JE, Malkin MG, Shore RE, Thompson S, et al. Handheld cellular telephone use and risk of acoustic neuroma. Neurology 2002;58:1304-1306.


Étude finlandaise sur les tumeurs cérébrales

Auvinen et ses collaborateurs de Helsinki ont conduit une étude sur les tumeurs cérébrales et des glandes salivaires, comparant des propriétaires de téléphones cellulaires atteints de tumeurs et des témoins. Leurs résultats montrent que " l'utilisation d'un téléphone cellulaire n'était pas associée avec les tumeurs cérébrales ou le cancer des glandes salivaires en général, mais qu'il existait une mince association entre les gliomes et les téléphones cellulaires analogues " Cette mince association est basée sur seulement 26 cas ayant possédé un téléphone cellulaire. Les auteurs affirment également qu'une approche basée sur un registre a une valeur limitée compte tenu du manque d'information sur l'exposition. Pour plus de détails, consulter la section " Recherche " - " Épidémiologie ".

Référence: Auvinen A, Hietanen M, Luukkonen R, Koskela R-S. Brain tumors and salivary gland cancers among cellular telephone users. Epidemiology 2002;13:356-359.


Les micro-ondes ne favorisent pas le cancer chez les rats

Dans la section " Études toxicologique - cancer " nous faisons un survol des études portant sur les effets des rayonnements RF sur les tumeurs. Une autre étude obtient des résultats en accord avec ceux obtenus dans la majorité des autres études qui n'ont montré aucun effet. Bartsch et ses collaborateurs ont conduit trois études espacées d'un an sur des rats ayant reçu du DMBA (une substance cancérogène connue) puis ayant été exposés à un rayonnement RF 24 heures par jour pendant 11 à 12 mois. Le rayonnement était équivalent à celui trouvé à 6,3 m d'une antenne de station de base de 200 W. Il n'existait aucune différence significative dans l'incidence ou la latence des tumeurs (le temps que prend une tumeur pour se développer). Il y avait réduction du temps de latence dans le développement de la première tumeur maligne de chacun des animaux, mais pas dans les autres. Les auteurs ont de la difficulté à expliquer cette découverte puisque les expériences ont été faites dans des conditions similaires normalisées.

Pour plus de détails, consulter la section "Études toxicologique - cancer ".

Référence: Bartsch H, Bartsch C, Seebald E, Deerburg F, et al. (2002): Chronic exposure to a GSM-like signal (mobile phone) does not stimulate the development of DMBA-induced mammary tumors in rats: Results of three consecutive studies. Radiation Research 157:183-190.

- Ni chez les souris

Dans une autre étude récente, on a enduit la peau de souris âgées de 10 semaines de DMBA puis on les a exposées à un signal de 1,5 GHz (TDMA) 90 minutes par jour, 5 jours par semaines pendant 19 semaines. Les témoins avaient reçu le DMBA, mais n'avaient pas été exposés. Aucune différence dans l'incidence des tumeurs cutanées, des leucémies ou des lymphomes n'a été notée entre les souris exposées et les témoins.

Pour un résumé plus détaillé de cette étude, consulter la section " Études toxicologique - cancer ".

Référence: Imaida K, Kuzutani K, Wang J, Fujiwara O, et al. Lack of promotion of 7,12-dimethylbenz(a)anthracene initiated mouse skin carcinogenesis by 1.5 GHz electromagnetic near fields. Carcinogenesis 2001;11:1837-1841

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