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Mars 2009

Lien entre l’utilisation du téléphone cellulaire et le risque de maladies du système nerveux central tels que la migraine, les vertiges, la démence et la maladie de Parkinson

Cet article par Schüz et al. examine le lien entre l’usage du téléphone cellulaire et les risques pour la santé liés aux maladies du système nerveux central (SNC). Les données proviennent d’une étude de cohortes nationale qui a été menée au Danemark auprès de 420 095 personnes, lesquelles ont commencé à utiliser le téléphone cellulaire entre 1982 et 1995 et ont été suivies jusqu’en 2003 en regard de tout diagnostic de maladies du SNC. Les résultats ont été résumés en fonction des taux d’hospitalisation normalisés (nombre de maladies du SNC dans la cohorte, divisé par le nombre prévu dans la population danoise). Les résultats indiquent que les taux ont été de 10 à 20 % plus élevés dans les cas de migraine et de vertiges, mais qu’ils ont été de 30 à 40 % moins élevés dans les cas de démence, de maladie de Parkinson et d’épilepsie chez les hommes. Par ailleurs, les analyses réalisées auprès des personnes qui utilisaient le cellulaire depuis dix ans et plus n’ont pas fourni de résultats différents de ceux obtenus pour les usagers ordinaires. Les auteurs concluent que les nombres plus élevés de cas de migraine et de vertiges devront être corroborés par d’autres études. L’effet de la cohorte en bonne santé et le biais y afférent pourraient expliquer l’absence d’association avec la démence et la maladie de Parkinson.

Schüz, J., G. Waldemar, J.H. Olsen et C. Johansen. (2009). « Risks for Central Nervous System Diseases among Mobile Phone Subscribers: A Danish Retrospective Cohort Study», PLoS ONE 4(2): e4389. doi:10.1371/journal.pone.0004389.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Épidémiologique – Études de téléphone cellulaire »
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Variations de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque chez les fœtus et les nouveau‑nés après exposition de la mère au téléphone cellulaire

Cette étude avait pour but d’évaluer les effets d’une exposition aiguë de la mère aux champs de radiofréquences produits par les téléphones cellulaires sur la fréquence cardiaque et le débit cardiaque des fœtus et des nouveau‑nés. L’étude a porté sur 90 femmes enceintes âgées de 18 à 33 ans (effets sur les fœtus) et 30 nourrissons nés à terme (effets sur les nouveau‑nés). L’exposition au téléphone cellulaire a été effectuée par composition automatique durant la grossesse et après la naissance, pendant une durée de dix minutes. Les résultats indiquent une hausse statistiquement significative de la fréquence cardiaque des fœtus et des nouveau‑nés, mais une diminution statistiquement significative du volume d’éjection systolique et du débit cardiaque après l’exposition aux téléphones cellulaires, les variations diminuant parallèlement à l’augmentation de l’âge gestationnel. Rezk et al. concluent que l’exposition des femmes enceintes aux champs électromagnétiques des téléphones cellulaires peut augmenter sensiblement la fréquence cardiaque des fœtus et des nouveau‑nés et réduire sensiblement leur débit cardiaque.

Rezk, A.Y., K. Abdulqaw, R.M. Mustafa, T.M. Abo El-Azm et H. Al-Inany. (2008). « Fetal and neonatal responses following maternal exposure to mobile phones », Saudi Med J. 29(2):218-223.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Clinique – Système cardiovasculaire » 
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Mesure du DAS et du champ électrique à proximité immédiate des stations de base de téléphonie cellulaire et utilité de la vérification de conformité

Le but de cette étude était d’évaluer et de mesurer le débit d’absorption spécifique (DAS) et le champ électrique non perturbé, résultant de l’exposition à six stations de base de téléphonie cellulaire situées à proximité. Un deuxième objectif était d’utiliser les mesures du champ électrique pour vérifier la conformité à l’exposition locale. Les résultats obtenus indiquent que la mesure du champ électrique peut être utile, en soi, pour vérifier la conformité avec l’exposition locale, et ce sans égard aux distances ou aux types d’antennes évalués. Une comparaison directe entre la valeur crête du champ électrique local et le niveau de référence de l’ICNIRP pour le champ électrique non perturbé a révélé une légère surestimation de l’ordre de 1,1 de l’exposition, par rapport à la restriction de base applicable au DAS localisé chez les humains. Les résultats indiquent également que la limite relative à l’exposition localisée pourrait être dépassée avant la limite relative au DAS moyen corps entier, lorsque la distance de l’antenne de la station de base est inférieure à 240 mm.

Toivonen, T., T. Toivo, L. Puranen et K. Jokela. « Specific absorption rate and electric field measurements in the near field of six mobile phone base stations antennas », Bioelectromagnetics 4 fév. 2009 (avant impression)

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Aucun lien entre l’exposition aux stations de base et le bien-être des enfants

L’étude MobilEe avait pour but de mesurer directement l’exposition personnelle aux stations de base de téléphonie cellulaire chez 1 433 enfants âgés de 8 à 12 ans et d’examiner les effets possibles sur la santé. L’exposition a été mesurée à l’aide du dosimètre individuel ESM-140, avec enregistrement des mesures toutes les secondes pendant 24 heures (86 400 mesures au total). Après application de la méthode de classification fonctionnelle pour établir une distinction entre les profils d’exposition complexes, les données d’exposition ont été réparties en deux groupes, comme suit : faible exposition (88 %) et exposition plus forte (12 %). Les effets potentiels sur la santé ont été évalués au cours des six derniers mois au moyen d’entrevues. Au nombre des effets mentionnés, citons les maux de tête, l’irritation, la nervosité, les étourdissements, la fatigue, la peur et les troubles du sommeil. Les résultats n’indiquent aucune association entre le classement de l’exposition et le bien-être des enfants. Selon les auteurs, les résultats laissent croire que l’exposition à la station de base de téléphonie cellulaire a eu, chez près de 10 % des enfants, des effets sensiblement différents de ceux observés chez le reste des sujets.

Kühnlein, A., C. Heumann, S. Thomas, S. Heinrich et  K. Radon. « Personal exposure to mobile communication networks and well-being in children – A statistical analysis based on a functional approach », Bioelectromagnetics 29 janv. 2009 (avant impression)

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Faudrait-il revoir les niveaux de référence définis dans les lignes directrices relatives à la sécurité électromagnétique?

Cet article porte à croire qu’il faudrait revoir les niveaux de référence prévus dans les lignes directrices actuelles sur la sécurité électromagnétique aux fins de la vérification de la conformité, de même que certains étalons de mesure, car ils ne sont pas conformes avec les restrictions de base.

Kühn, S., W. Jennings, A. Christ et N. Kuster. (2009). « Assessment of induced radio-frequency electromagnetic fields in various anatomical human body models »,Phys. Med.Biol. 54 875-890.  

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Le thorax est la partie du corps où l’on observe les plus hauts niveaux d’intensité de courant produit par les radiofréquences

Les techniques numériques offrent la possibilité de déterminer la répartition du courant dans le corps humain et constituent une méthode simple et peu coûteuse d’évaluer la répartition du débit d’absorption spécifique (DAS) dans divers modèles et organismes. Cet article indique que, selon la distribution du courant dans le corps, c’est au niveau du thorax que l’on observe la plus forte intensité de courant attribuable aux radiofréquences émises par une station de base de téléphonie cellulaire.

Chen, H.Y. et C.Y. Chuang.  (2009). « Currents Induced in Human Bodies During Radiofrequency Exposure Near a Cellular Phone Base Station », Electromagnetics 29(1) 13-23.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Erreurs associés aux dosimètres de RF portés sur soi

Comprendre et prévoir comment la présence du corps humain altère la propagation des ondes planes est un facteur déterminant pour évaluer l’exposition personnelle à l’aide de dosimètres dans le cadre d’études épidémiologiques. Cet article présente une analyse du champ électrique à la surface du corps humain, calculé à partir de simulations basées sur la méthode des différences finies dans le domaine temporel (FDTD). Les variations de l’intensité du champ électrique à chaque fréquence sont négligeables à l’endroit où le dosimètre serait porté.

Bahillo, A., J. Blas, P. Fernandez, S. Mazuelas, A. Vinuela, R.M. Lorenzo et E.J. Abril. (2008). « E-field assessment errors associated with RF dosemeters for different angles of arrival », Radiat Prot Dos 132(1):51-56.

Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Évaluation d’exposition »
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Étude sur les problèmes de santé et l’utilisation du téléphone cellulaire chez des étudiants en médecine

Cette étude avait pour but de déterminer si l’utilisation du téléphone cellulaire était associée à des problèmes de santé chez les jeunes. Pour cette étude, des renseignements ont été recueillis à l’aide d’un questionnaire sur l’état de santé, les problèmes de santé et l’utilisation du téléphone cellulaire. Au total, 286 questionnaires ont été remplis (taux de réponse de 86,6 %). Les résultats indiquent que de nombreux sujets (83,57 %) connaissaient les effets possibles du téléphone cellulaire sur la santé. Plus de 75 % des étudiants possédaient un téléphone cellulaire et environ 25 % en avaient plus d’un. Un peu plus de 15 % des sujets ont déclaré avoir des maux de tête; le quart ont mentionné de la fatigue; 35 % une difficulté à se concentrer, 41 % des troubles de la mémoire, 39 % de l’insomnie, 23 % des problèmes auditifs et 16 % une dermatite faciale. Un certain pourcentage des sujets (44,4 %) ont attribué leurs symptômes à l’usage du téléphone cellulaire. L’auteur conclut que les résultats de son étude indiquent que le téléphone cellulaire occupe une place importante dans la vie de tous les jours des étudiants en médecine et qu’il y aurait lieu de discuter avec eux des incidences de cet appareil sur l’état psychologique et la santé. Cependant, l’auteur souligne également la nécessité de mener des recherches à plus long terme, car ce domaine d’étude est relativement nouveau.

Khan, M.M. (2008) « Adverse effects of excessive mobile phone use », Int J Occup Med Environ Health, 21(4):289-93.
Pour plus de renseignements, voir « Recherches – Clinique – Général »
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