Auteurs
Tynes, T., Hannevik, M., Andersen, A., Vistnes, A.I. et Haldorsen, T.

Ces auteurs ont examiné l'incidence du cancer du sein chez des opératrices radio et des télégraphistes ayant travaillé sur des navires marchands norvégiens. Ces femmes ont pu être exposées à la lumière le soir, à des radiofréquences (405 kHz - 25 MHz) et aussi, dans une certaine mesure, à des fréquences extrêmement faibles (50 Hz). L'incidence de cancer du sein dans cette cohorte de 2 619 femmes, ayant travaillé entre 1920 et 1980, a été comparée à l'incidence chez l'ensemble des Norvégiennes. Aucune mesure de l'exposition personnelle aux RF n'était disponible et l'exposition aux RF a été estimée à partir des antécédents de travail. Le risque de cancer du sein dans la cohorte a été 1,5 fois supérieur à celui observé dans la population en général. Chez les femmes âgées de plus de 50 ans, les auteurs ont noté une tendance significative en faveur du travail par postes, ceci indiquant une exposition à la lumière le soir et aux champs électromagnétiques. Ils ont par ailleurs constaté une hausse significative du cancer de l'utérus (1,9 fois supérieur au taux observé dans la population en général) mais d'aucun autre type de cancers; il convient toutefois de noter que les chiffres examinés étaient faibles. Selon Elwood, " le risque accru de cancers du sein et de l'utérus, sans augmentation de leucémie ou autres cancers similaires, laisse croire davantage à un lien avec des facteurs liés à l'appareil reproducteur ou au style de vie qu'à une association avec les émissions de RF. Même après correction en fonction de l'âge à la naissance du premier enfant (qui constitue un facteur de risque majeur du cancer su sein), le facteur de risque était toujours de 1,5, pour ce qui est de l'association entre le cancer du sein et le travail d'opératrice radio ".

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