Auteurs
Muscat, J.E., Malkin, M.G., Thompson, S.T., Shore, R.E. et al.

Dans le cadre de cette étude cas-témoin, 469 hommes et femmes atteints d'un cancer du cerveau diagnostiqué au cours de la dernière année ont été appariés à 422 témoins, exempts de cancer du cerveau. Les sujets étaient des patients traités dans cinq centres universitaires américains et les témoins étaient des patients hospitalisés dans les mêmes hôpitaux que les sujets. Les participants ont été interviewés entre 1994 et 1998. Des données ont été recueillies sur leur utilisation du téléphone cellulaire (nombre de minutes ou d'heures par mois et année de la première utilisation), le fabricant de l'appareil et la facturation mensuelle moyenne. Parmi les autres aspects examinés sur le questionnaire figuraient des facteurs démographiques, les antécédents de tabagisme, la consommation d'alcool, l'exposition aux champs de fréquences, la profession ainsi que les antécédents médicaux. Des données ont également été recueillies sur le type et l'emplacement de la tumeur cérébrale. Le nombre médian d'heures d'utilisation par mois a été de 2,5 pour les sujets, contre 2,2 pour les témoins. Le ratio d'incidence approché (RIA) associé à l'utilisation a été de 0,85, ce qui signifie que les sujets atteints de cancer du cerveau étaient moins susceptibles d'utiliser un téléphone cellulaire que les témoins. Le RIA pour les utilisateurs occasionnels a été de 1,0, comparativement à 0,7 pour ceux faisant un usage fréquent. Aucune association entre le cancer du cerveau et la durée d'utilisation n'a été observée. Par ailleurs, la probabilité de tumeurs a été légèrement plus élevée sur le côté de la tête en contact avec le téléphone, sauf dans le cas des tumeurs du lobe temporal, la partie du cerveau la plus près de l'endroit où le téléphone serait tenu. L'utilisation du téléphone cellulaire a été plus fréquente (RIA =2,1) dans un type peu courant de cancer, le cancer neuro-épithéliomateux, mais ce résultat n'est pas vraiment statistiquement significatif. Selon les auteurs, ce groupe de cancers peut facilement être confondu avec d'autres types de cancer du cerveau.

Les auteurs concluent " qu'il n'y a pas d'association entre l'utilisation des téléphones cellulaires portatifs et le risque de cancer du cerveau, mais que d'autres études devront être menées pour tenir compte des périodes d'induction plus longue, en particulier dans le cas des tumeurs à croissance lente ".
Accueil             Liens              Carte du site               Contacez-Nous
© Centre McLaughlin Centre d'évaluation du risque pour la santé des populations