Auteurs
Johansen C, Boice JD, McLaughlin JK, Olsen JH.

Les auteurs ont étudié tous les abonnés du cellulaire au Danemark entre janvier 1982 et décembre 1995. Après exclusion des usagers corporatifs, la cohorte finale comptait 420 095 abonnés. Ces individus ont été mis en contact avec le Danish Cancer Registry pour établir les taux de cancer. Les taux d'incidence de certains cancers dans la population étudiée ont été comparés aux taux prévus dans la population danoise en entier. Les cas observés divisés par les cas prévus, avec des ajustements pour l'âge et le sexe, donne le ratio d'incidence normalisé (RIN). Le ratio est de 1 lorsque le nombre de cas observés et prévus est égal. Les taux ont été calculés selon le sexe, des groupes d'âge de 5 ans et des périodes de 5 ans.

La durée moyenne des suivis était courte (3,1 ans), ce qui s'explique par le fait que 92% des sujets se sont abonnés pendant les 5 dernières années de l'étude. On a observé un RIN décroissant de 0,89. Cette diminution du RIN était principalement due à une baisse du nombre de cancer du poumon et autres cancers reliés à l'usage du tabac parmi les abonnés. Aucun RIN excédent n'a été observé pour les cancers suivants : cancer du cerveau ou du système nerveux (0,95), des glandes salivaires (0,72), ou leucémie (0,97). Les taux n'étaient pas influencés par des facteurs tels la durée d'utilisation, la période écoulée depuis le premier abonnement, l'âge au premier abonnement ou le type de téléphone (analogique ou numérique). Il n'y avait pas non plus d'augmentation du taux de cancer dans les différentes régions du cerveau ou du type de cancer du cerveau.

Malgré l'importance de la population étudiée, la durée moyenne du suivi de 3,1 ans était courte. Les auteurs soulignent que la période de latence a pu être trop courte pour détecter des effets en début de croissance ou des effets sur des tumeurs se développant lentement. Les auteurs mentionnent également que la méthode utilisée pendant l'étude pour mesurer la durée d'exposition est indirecte et peut conséquemment surestimer la durée d'utilisation du téléphone par les abonnés. Ils considèrent toutefois que leur étude ne " supporte pas l'association entre ces types de téléphones et les risques de cancer du cerveau, des glandes salivaires, de leucémie ou autres cancers localisés. "

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