Auteurs
Inskip, P.D., Tarone, R.E., Hatch, E.E., Wilcosky et T.C. et al.

Les auteurs ont examiné l'usage du téléphone cellulaire dans le cadre d'une étude cas-témoin réalisée entre 1994 et 1998, sur la manifestation de tumeurs cérébrales. Cette étude a porté sur 782 sujets souffrant de tumeur cérébrale et 799 témoins, appariés en fonction de l'âge, du sexe, de la race et du lieu de résidence. Les témoins étaient des patients exempts de tumeurs malignes, qui avaient été admis dans les mêmes hôpitaux que les sujets. L'exposition a été évaluée au moyen d'interviews personnelles avec les sujets ou une personne interposée, habituellement le ou la conjoint(e). L'interview a porté principalement sur l'utilisation du téléphone cellulaire, mais quelques renseignements ont aussi été compilés sur d'autres facteurs.

Aucune donnée ne permet de conclure à un lien entre le risque de tumeur cérébrale et l'utilisation du téléphone cellulaire. Le risque relatif associé à l'usage cumulatif d'un téléphone cellulaire pendant plus de 100 heures, par comparaison à un usage inexistant ou très rare, a été de 1,0 pour l'ensemble des tumeurs. Le risque n'a pas été plus élevé chez les personnes qui utilisaient leur téléphone pendant 60 minutes ou plus par jour, ou qui l'utilisaient régulièrement depuis 5 ans ou plus. De même, aucune donnée n'indique une fréquence accrue de tumeurs du côté de la tête en contact avec le téléphone.

Compte tenu de la période à laquelle a été réalisée cette étude, il est probable que la plupart des téléphones cellulaires utilisés étaient de type analogique et non du type numérique que l'on retrouve surtout de nos jours. Cependant, comme le soulignent les auteurs, les téléphones numériques fonctionnent à un niveau de puissance inférieur à celui des téléphones analogiques et ne devraient donc pas présenter un risque plus élevé. Au moment où cette étude a été publiée, il s'agissait de la plus vaste étude jamais réalisée sur le lien entre l'utilisation du téléphone cellulaire et les tumeurs cérébrales. Et, même si les résultats n'appuient pas l'hypothèse voulant que l'usage récent de téléphones cellulaires portables cause des tumeurs cérébrales, les auteurs notent que leurs résultats ne sont pas suffisants pour évaluer les risques chez les personnes qui utilisent beaucoup le téléphone cellulaire et qui l'utilisent depuis longtemps.

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