Auteurs
Hardell L, Mild KH, Carlberg M (2002 b)

Cet article se base sur la même étude publiée dans le European Journal of Cancer Prevention (2002;11:377-386).

Dans cet article, les auteurs se sont concentrés sur les tumeurs malignes du cerveau, tandis que dans le premier article, ils parlaient des tumeurs bénignes et malignes. Comme dans le cas du premier article, l'exposition est déterminée selon un questionnaire donné au survivant lui-même ou à un membre de la famille. Les informations portaient sur l'utilisation du téléphone (type, durée par appel et durée totale d'utilisation). Les cas de tumeur diagnostiqués entre le 1er janvier 1997 et le 30 juin 2000 ont été identifiés grâce à des registres de cancer de quatre régions de la Suède. Au total, 1111 cas de tumeurs malignes ont été rapportés pendant cette période. Toutefois, 393 cas qui étaient décédés n'ont pas été inclus ainsi que 69 autres qui ont été exclus pour différentes raisons. Les analyses sont donc basées sur les 649 cas restant et un nombre égal de témoins correspondants à l'âge et au sexe des cas.

Les résultats étaient similaires à ceux obtenus dans le premier article. En général, il n'existait aucune augmentation du risque suite à l'exposition à différents types de téléphone. Le risque pour les téléphones analogiques, numériques et sans fil étaient de 1,13 pour chaque cas, même si les résultats n'étaient pas statistiquement significatifs.

Certains sous-groupes ont démontré des résultats statistiquement significatifs. Par exemple, l'utilisation ipsilatérale d'un téléphone analogique (c.-à-d. du même côté que la tumeur) représentait un risque de 1,85 (CI 1,16 - 2,96). Les téléphones numériques représentaient un risque de 1,69 (1,05 -2,41). Le risque de 1,46 pour les téléphones sans fil n'était pas significatif. Par contre, lorsque les heures d'utilisation dépassaient 319 heures, le risque grimpait à 2,15 (1,13 - 4,09). Notons qu'il n'existait aucune autre preuve de réponse à la dose. En plus, dans la plupart des cas le risque sur le côté contralatéral était réduit, même si aucun des résultats n'était statistiquement significatif. Cette tendance de réduction du risque sur le côté contralatéral suggère qu'un effet de protection lors de l'utilisation sur le côté opposé de la tête, ce qui est difficile à expliquer. Des résultats similaires ont été obtenus lorsque les cas d'astrocytomes étaient évalués séparément.

Les auteurs continuent d'obtenir des résultats différents des autres chercheurs qui n'ont pas identifier d'augmentation du risque avec l'utilisation ipsilatérale. Les téléphones sans fil n'ont jamais été inclus comme un facteur de risque des tumeurs cérébrales. Il est bon de noter que ces cas ne sont pas des cas " incidents " - c'est-à-dire qu'ils n'ont pas été identifiés immédiatement après le diagnostique mais, ont été diagnostiqués sur une période de trois ans et étaient encore en vie au moment de l'étude. Cela augmente le risque d'erreurs.


Accueil             Liens              Carte du site               Contacez-Nous
© Centre McLaughlin Centre d'évaluation du risque pour la santé des populations