Auteurs
Hardell L, Nasman A, Pahlson A, Hallquist A.

Le présent article fait suite à un autre, publié précédemment par les mêmes auteurs (Int J Oncol 1999; 15: 113-116) - voir Sommaire et s'appuie sur les mêmes patients et témoins. Les auteurs ont effectué de nouvelles analyses statistiques de leurs données sur l'utilisation du téléphone cellulaire, en y incluant les résultats sur une variété d'autres expositions. Ils ont constaté un lien entre un risque accru de tumeurs cérébrales et des antécédents de radiothérapie du cou et de la tête ou de radiographies diagnostiques des mêmes parties du corps. Un risque accru a aussi été observé chez les personnes ayant travaillé en laboratoires ou dans l'industrie chimique et a aussi été associé à l'utilisation d'aspartame (dans le cas des tumeurs malignes, mais non bénignes).

Dans le présent article, les auteurs examinent l'ensemble des parties les plus exposées aux micro-ondes produites par un téléphone cellulaire (lobes temporal, occipital et temporo-pariétal), les autres lobes peu exposés, puis chaque hémisphère séparément. Ils ont observé une association entre, d'une part, l'apparition de tumeurs cérébrales dans la partie " fortement exposée " et, d'autre part, un risque accru d'utilisation du téléphone cellulaire sur ce côté (RIA = 2,42, augmentant à 2,62 avec l'analyse multivariable). Par contre, aucun risque accru n'a été observé lorsque l'ensemble de l'hémisphère, ou que les parties " peu exposées ", ont été examinés. Les auteurs soulignent toutefois que leurs résultats sur les effets de l'utilisation du téléphone cellulaire sur les parties fortement exposées ne sont basés que sur un petit nombre de cas (13). De plus, comme le souligne l'article paru dans le numéro de novembre 1999 de " Quoi de neuf? - Archives ", certains craignent que les auteurs n'aient pas inclus tous les cas possibles dans la région. Il convient par ailleurs de noter que, même si l'on possédait des informations sur le nombre cumulatif d'heures d'utilisation du téléphone cellulaire, aucun résultat ne traite d'une possible relation dose?effet. Douze des treize cas étaient des utilisateurs de téléphones analogiques NMT.

Cette étude fournit des données intéressantes sur divers types d'exposition. Cependant, compte tenu du faible nombre de cas ayant servi à l'analyse sur l'utilisation du téléphone cellulaire, cette question doit être examinée plus à fond.


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