Auteurs
Preece, A.W., Iwi, G., Davies-Smith, A., Wesnes, K. et al.

Preece et ses collègues ont réalisé une étude visant à examiner les effets, sur les fonctions cérébrales, d'une exposition à des champs de radiofréquences (RF) comprises dans la gamme des fréquences utilisées en téléphonie cellulaire. Ils ont examiné deux groupes formés chacun de 18 sujets. Les sujets portaient un téléphone monté sur casque d'écoute, placé en position normale, l'antenne située près du côté gauche de la tête. Trois protocoles d'essai ont été utilisés : inactivation du téléphone; émission d'un signal de 915 MHz de type analogique et émission d'un signal de 915 MHz, ressemblant à un signal numérique.

Les sujets devaient exécuter 15 tests de performance différents, évaluant quatre compétences distinctes : exactitude aux tests de mémoire, rapidité aux tests de mémoire, exactitude aux tests de réaction/attention et rapidité aux tests de réaction/attention. Dans les deux groupes, seul le test de réaction au choix, où les sujets devaient appuyer aussi rapidement que possible sur le bouton " oui " ou " non " en réponse au mot éclair qui apparaissait à l'écran d'ordinateur, a donné des résultats différents selon le protocole d'essai. Ainsi, le temps de réaction moyen a été de 373,4 ms lors de l'exposition de type analogique, comparativement à 384,4 ms pour l'exposition de type numérique et à 388,1 ms pour les témoins. Aucune différence significative n'a été observée au niveau de la reconnaissance des mots, des chiffres ou des images, ou de la mémoire spatiale.

Ces résultats pourraient être dus au hasard associé à la réalisation d'essais multiples - en effet, plus il y a de tests analysés, plus la probabilité statistique d'obtenir un faux résultat est grande. Les résultats ont toutefois été similaires dans les deux groupes, ce qui réduit la probabilité qu'ils soient dus au hasard.

Les auteurs croient que la diminution du temps de réaction pourrait être due à un effet s'exerçant au niveau du gyrus angulaire - une partie du cerveau qui se trouve directement sous l'emplacement de l'antenne. Ce gyrus relie les centres de la vue et de la parole. Preece a émis l'hypothèse que cet effet serait dû à un léger échauffement localisé qui pourrait provoquer une dilatation des vaisseaux sanguins et améliorer l'oxygénation dans cette partie du cerveau.

Les auteurs notent par ailleurs que leurs conclusions " se rapprochent du pire des scénarios, sans y correspondre parfaitement ", c'est?à?dire qu'elles se rapprochent de la pire situation susceptible de se produire avec l'utilisation du téléphone, en tenant compte de la puissance produite.

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