Auteurs
Huber, R., Graf, T., Cote, K.A. et Wittman, L. et al.

Ces auteurs ont mené des expériences sur 16 jeunes hommes bien portants, qui avaient été privés de sommeil durant la nuit précédant l'expérience. Les sujets ont été exposés à un CEM durant 30 minutes, avant un épisode de sommeil de trois heures prévu en fin d'avant-midi. Le niveau d'exposition a été de 900 MHz, pour un DAS (crête spatiale) de 1 W/kg. L'expérience consistait en trois séances, menées chacune à une semaine d'intervalle. L'exposition réelle (sur l'hémisphère droit ou gauche) ou fictive a été réalisée selon un protocole aléatoire en double insu. Aucun effet n'a été observé sur les phases du sommeil ou la latence de survenue du sommeil, mais la densité de puissance dans la gamme comprise entre 9,75 et 13,25 Hz a été accrue durant la phase initiale non paradoxale du sommeil. Par ailleurs, bien que l'exposition ait été limitée à un côté de la tête, des effets ont été observés dans les deux hémisphères cérébraux. C'est la première étude qui démontre que l'exposition à un CEM en période d'éveil influe sur l'EEG durant les périodes subséquentes de sommeil. Selon les auteurs, les changements observés dans les deux hémisphères laissent croire à une intervention de structures telles le thalamus. Ils insistent toutefois sur le fait qu'il serait prématuré de tirer des conclusions quant à des effets néfastes possibles sur la santé humaine, car on ignore toujours les mécanismes sous-jacents.

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