Auteurs
Haarala C, Aalto S, Hautzel H, Julkunen L, et al. (2003).

Quatorze mâles droitiers et en santé ont participé à cette étude. Ils se sont soumis à deux tâches de mémoire, la première pendant l'exposition à un champ RF et la seconde pendant une exposition fictive. La séquence d'exposition était contrebalancée. La source de l'exposition était un téléphone GSM. Le haut-parleur était retiré afin que le sujet ne puisse deviner sont état d'exposition. Les chercheurs ignoraient également l'état d'exposition des sujets.

Le téléphone était installé sur le côté gauche de la tête du sujet. Le côté du haut-parleur était placé sur l'oreille tandis que le micro était orienté vers le coin de la bouche. Le téléphone émettait à une fréquence de 902 MHz avec une puissance moyenne de 0,25 W, modulé à 217 Hz et avec une largeur d'impulsion de 0,577 ms. Le DAS était de 0,993 W/kg avec une valeur maximale extrapolée de 2 W/kg. La session complète durait 90 minutes et le champ EM était actif pendant 30 minutes. Le flux sanguin cérébral a été mesuré à l'aide d'un tomographe par émission de positrons (PET scan).

L'exposition aux champs EM n'a eu aucun effet sur le temps de réaction ou l'exactitude des réponses dans les tâches de mémoire.

Pendant l'exposition, une diminution du flux sanguine cérébral a été observée dans le lobe temporal gauche, en comparaison de l'exposition fictive. Une diminution du flux sanguin a également été observée du côté du lobe temporal droit, mais de façon beaucoup moins significative. Aucun autre changement n'a été noté ailleurs dans le cerveau.

Ces résultats diffèrent de ceux de Huber et al. (2002) qui avait observé une augmentation du flux sanguin dans le cortex préfrontal du côté de l'exposition. Toutefois, Huber et ses collaborateurs ont effectué la tomographie 10 minutes après l'exposition et leurs sujets n'ont été soumis à aucun test de fonctions cognitives.

Les auteurs suggèrent deux explications possibles pour la diminution du flux sanguin au niveau du lobe temporal. Premièrement, puisque les autres études ont observé des effets loin de la zone d'exposition maximale, les effets observés peuvent être dus au champ EM. Deuxièmement, le plus probable est que les effets observés soient dus au signal haute fréquence émis par la batterie du téléphone. Bien que cela soit trop minime pour être perçu de façon consciente, cela peut produire une désactivation des cortex auditifs pendant que les sujets sont soumis à une tâche visuelle.

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