Auteurs
Borbely, A.A., Huber, R., Graf, T., Fuchs, B. et al.

Vingt-quatre jeunes hommes ont participé à cette expérience, qui consistait en deux séances réalisées à une semaine d'intervalle. Durant chaque séance, une nuit d'adaptation a été suivie d'une nuit expérimentale durant laquelle il y a eu exposition réelle ou fictive à un CEM, l'exposition se faisant de façon randomisée. Le CEM utilisé était un pseudo signal GSM de 900 MHz, modulé à des fréquences similaires à celles utilisées pour les postes combinés et les stations de base. L'émission et la suppression du CEM se faisaient automatiquement à intervalles de 15 minutes, en commençant par l'émission du CEM en conditions d'obscurité. On a calculé que le DAS maximal était de 1 W/Kg, ce qui est supérieur aux valeurs limites prescrites dans le Code de sécurité 6. L'électroencéphalogramme et d'autres tracés électriques des fonctions de l'organisme ont été enregistrés.

Après l'exposition au CEM, les auteurs ont constaté une diminution (de 18,2 à 12,1 minutes) des périodes d'éveil nocturne (périodes durant lesquelles les sujets se réveillent durant la nuit, après s'être endormis). Cet effet n'a toutefois été observé que dans le groupe soumis à une exposition fictive, durant la première nuit expérimentale. Les auteurs croient que " l'exposition au CEM neutralise les légers troubles du sommeil susceptibles d'être causés par le caractère non familier des lieux, durant la première nuit expérimentale ".

Les auteurs ont également observé une modification de la puissance spectrale de l'électroencéphalogramme, durant la phase non paradoxale (REM) du sommeil, un effet qui n'a pas été perturbé par l'alternance marche-arrêt du CEM à intervalles de 15 minutes.

Ces résultats viennent contredire ceux d'autres études mentionnées précédemment. Dans l'étude de Borbely, par exemple, les auteurs n'ont observé aucun effet sur la latence du sommeil ou sur les phases du sommeil (bien qu'ils ne fournissent aucune précision sur le moment de la latence du sommeil ni sur la durée totale du sommeil). De plus, le groupe de Borbely n'a constaté aucun changement dans l'EEG durant le sommeil REM.
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